16 mai 2007

Seyni et Yéliba : interview

seyni kouyaté Interview de Seyni Kouyaté, le 28 avril 2007 à l’Observatoire de Cergy.

Tout d’abord Seyni, es ce que tu peux te présenter ?


"Moi c’est Seyni Kouyaté,
Je suis d’une famille musicienne de père en fils qui vient tout droit de la Guinée-Konakry,
On nous appelle les griots,
Mais notre nom de famille c’est Koyaté,
Donc je me présente, je m’appelle Seyni Kouyaté

On est à quelques heures du concert à l’observatoire de Cergy,
Qu’est ce que vous allez jouer ce soir ?


Ce soir on va faire le même spectacle qui est sur notre album qui s’intitule « Liberté », donc le dernier album, parce que nous sommes toujours sur la promotion de l’album,
Donc ce soir ce sera le feu avec " Liberté ".
Le 5 mai, on joue avec Macka B à Chambéry,
Et puis on va jouer aux musiques métisses le 16 et le 17 mai, musique métisse à Angoulême
Et après nous allons partir en Espagne, en Allemagne, en Autriche…
Donc en gros, pour dire un peu les détails aux gens, aux fans, il faut allersur www.seyni.com comme ça il y a toutes les dates, parce que moi je n’ai pas toutes las dates en têtes.

Quels sont les concerts qui vous ont laissés le meilleur souvenir ?

Les journalistes, on me pose toujours cette question, la même question, c’est à dire répondre ou ça bouge beaucoup, ou ça plait, mais moi je vais être franc, notre musique Yankadi reggae partout ou on le joue ça fait bouger,
Partout, vraiment.
Je peux un peu parler de géographie, du nord au sud, de l’ouest à l’est, au centre,
Partout où on fait cette musique …
C’est une sorte… on dit, bon c’est par pour faire peur aux gens,
On envoûte avec notre musique, avec notre parole…

peut tu nous définir le reggae Yankadi ?

seyni et yéliba, n'tara Le reggae Yankadi, c’est une fusion, On peut dire ça un peu pour les occidentaux, mais pour moi ce n’est pas une fusion, mais pour éclaircir un peu pour les occidentaux je peux dire comme ça.
Le reggae yankadi, au fait c’est une rencontre des rythmes traditionnels africains, précisément de l’Afrique de l’Ouest avec le skunk jamaïcain.
On retire le skunk jamaïcain dans ma musique et tu as le Yankadi. Et le skunk, moi j’appelle ça le reggae aussi comme les jamaïcains les disent.
C’est pour ça je dis Yankadi reggae ou reggae yankadi.
Et donc l’influence qui est sur ses jamaïcains envers leur terre natale qu’ils appellent la terre promise en Afrique, c’est le battement du cœur qu’ils ont sortis de nyahbinghi. Et ce nyahbinghi prend sa source dans le Yankadi qui est vraiment l’Afrique de l’ouest, ou le rythme précisément c’est dans ma guinée natale, basse guinée qu’on joue ce rythme.
Donc on prend le battement du cœur de nyahbinghi, et c’est le même truc, même chose si je peux le dire comme ça, avec mon yankadi.
Donc le skunk yankadi ça te donne le reggae yankadi.
Mais de la manière aussi que moi Seyni je place mes paroles dans ce skunk yankadi reggae, la manière que j’apporte mon côté griot, en tant que Kouyaté, C’est ça, tout ça qui fait ma musique que j’ai appelé yankadi reggae, Une manière de faire la différence sur le marché, Car si on écoute Tiken jah qui est mon voisin côte d’Ivoire, on écoute Alpha Blondy qui est mon voisin côte d’Ivoire Moi Seyni de Guinée, je dois faire autre chose pour que les gens ils puissent faire la différence sur le marché, voilà.
Mais cette différence elle est déjà faites pasque moi je suis Kouyaté Du moment ou j’ai décidé de faire le reggae proprement dit, je rajoute mon coté Koyate dans le reggae, je l’ai appelé Yankadi reggae, voilà.

Comment as tu connu la musique reggae ?

seyni et yéliba, liberté Ma première inspiration…
La première cassette que j’ai écouté, il y avait beaucoup de fusion, beaucoup d’artistes, y ‘avait Aswaad, y’avait Bob Marley, y avait Burning spear, y ‘avait Skatalites, y avait le grand frère Culture, y avait Ras Michael, sur la même cassette.
C’est une personne qui me l’a offert, et qui avait fait ses variétés comme ça, sur sa cassette, et cette personne faisait ses études en Sierra Leone, c’est un pays anglophone, qui fait frontière avec mon village natal, Et cette personne, moi je suis de Maoula Dina ce village qui fait frontière Et pour passer de l’autre côté de la frontière il faut des gens qui connaissent les petits passages fol fol, on dit ça dans notre langue Et moi j’ai aidé cette personne à passer de l’autre côté parce que je suis natif des petits villages, donc je connais les petits clandestins, comment on peut faire passer quelqu’un à la frontière parce que c’est une grande frontière entre la Sierra Leone et la GuinéeMon village.
Et donc cette personne pour me récompenser, il a vu que j’aime la musique beaucoup, il m’a laissé cette cassette, mais ça date de longtemps, ça date, si j’ose dire, ça date des années 95, 96.
C’est comme ça que j’ai écouté le reggae et le reggae c’est inscrit en moi et est rentrer.
Bon c’est une musique universelle le reggae Dès qu’on écoute, de suite tu comprends les paroles, De suite ça te motive.
Parce que nous à l’époque d’ailleurs on venait d’avoir notre indépendance.
Donc quand j’écoute bob Marley, les revendications qu’ils disaient, j’ai dit ah bé oui on a bien fait nous la république de Guinée de demander notre indépendance.
Liberté !C’est pour cela que j’ai appelé l’album "Liberté" !

Seyni en concert Es ce que tu peux nous définir ce qu’est un griot ?

Un griot,
C’est un historien, c’est un géographe, parce qu’il connaît l’histoire de la généalogie de toutes les ethnies qui l’entoure
Et il connaît la géographie de tout les endroits qui l’entourent parce qu griot quand il y a la fête, baptême, c’est lui qu’un vient voir, quand y a mariage c’est lui qu’on vient voir,
Imagines toi, aux alentours de Cergy Pontoise, un griot s’installe.
S’il y a baptême a coté, il vient le voir, viens amener notre baptême, viens animer notre mariage, viens animer notre cérémonie.
En Afrique quand y a cérémonie y a pas un griot, cérémonie ne peut pas être.
Oui ça ne se passe pas bien.
Quand y a baptème y a pas un griot, y a pas l’ambiance, ça se passe pas bien.
Quand y a mariage tu n’as pas un griot, cela se passe pas bien.
Donc le rôle du griot c’été à l’époque, au temps jadis, c’été tout ça.
Mais en même temps c’été le conseiller des rois.
Parce qu'au temps passé c’était des rois qui gouvernaient, si j’ose dire comme ça.
Donc ces rois, leurs conseillers à coté, il y avait toujours un griot, c’est le griot qui disaient au roi, « ha mon roi aujourd’hui, ta population ne va pas bien, ta population a faim, fais quelque chose pour ta population, et de suite le roi il se lève, il demande à ses guerriers, ou bien a ses employés, faites ça pour ma population parce que mon griot m’a parler ! Parce que le griot est écouté en Afrique au temps jadis mais aujourd’hui le griot est écouté par les dictateurs qui ne veulent pas que les griots disent la vérité.
Parce que quand ça va pas chez moi soit en côte d’Ivoire soit au Sénégal, soit en Guinée, j’ouvre ma bouche moi en tant que Seyni Griot.
Je dis à mon général Lassana Conté,
On veut le changement mon général, il faut que ça change !
La population crève, la population souffre, le prix du sac de riz est monté, faut diminuer !
Et si ce président prend ça comme attaque, alors moi je dis les temps ont changer car au temps jadis c’est les griots qui disaient ça au roi . Et les rois appliquaient !

Donc maintenant, Le rôle du griot a changé ?

Ben oui ! Avec les dictateurs qui sont aux pouvoirs ! parce que maintenant on parle plus, ce n’est plus au roi, c’est les président ! et ces présidents sont élus . Des fois on dit législativement, pfou ! Moi je dis ça c’est pas vrai. Parce qu’ils sont toujours élus par leurs grands patrons de l’occident, avec eux ils traitent le bizness et la population à côté crève.
Au temps d’avant, je parlai toute à l’heure de mes grands pères les griots des rois, eux y avait pas ces conneries comme ça : un roi ne se laissait jamais manipulé.
D’ailleurs les historiens ils le savent, les grands rois africains, je cite : Sounyata Keita, Soumagourou Kanté, armouri samouritouri, Alpha Yayalenyo, ceux la y avaient les griots à côté qui leurs conseillers donc ils n’ont pas laissé la porte ouverte pour que l’Afrique sombre dans la dégringolade qu’elle est aujourd’hui.
Et donc moi comme tout le monde , Alpha, ou tiken, Touré Kunda ou quelqu’un d’autre, Lucky Dube de sud Afrique, on revendique la même chose : il faut que ces présidents la réfléchissent :
Dire qu'au temps de nos grands parents, les places que l’on a la, on a pris les places des rois.
On nous appelle pas les rois, on nous appelle les présidents, mais il faut qu’on fonctionne comme les rois, pour que ça s’arrête ces guerres en afrique. Donc le rôle du griot c’est tout ça.

La parole du griot dérange maintenant ?

Ils sont écoutés par la population
Ça dérangeait pas les rois au contraire, ça les poussés pour qu’ils maintiennent bien leur fauteuil, ils écoutaient les griots mais aujourd’hui avec modernisation du temps, les choses ont changés, c’est cela qu’on appelle à côté des présidents les conseillers des présidents, c’est pas les bons conseillers, il faut qu’on prennent les griots pour conseiller un président, lui dire ce qu’il va pas dans le pays.Parce qu’un griot quand ça va pas il le dis ! Ah bé oui, quand ça va pas dans le pays, comment veux tu que lui il fait la fête, il peut pas faire mariage, parce que ça va pas dans le pays les gens sont pauvres, il peut pas faire baptême.

guinéeIl y a eut des émeutes en janvier en Guinée :

Des émeutes oui beaucoup, je vais en parler, d’ailleurs allez y sur le site Afrique, ceux qui ont les internet, vous allez sur ce site et vous allez voir, vous tapez sur ma Guinée vous allez voir, ce n’est pas encore finis, ça continue mais en douceur. Parce que le 20 janvier, ça a commencé le 19 soir, le syndicat le 20 dans la rue pour réclamer que le sac de riz coûte cher.
C’est l’aliment principal ça pour les guinéens, comme tous les africains. Si le riz coûte cher, mais attend, comment mon cousin il va manger, comment mon neveu il va manger.
Donc les syndicats sont descendus dans la rue pour dire il faut que ça change.
On veut mourir pour le changement !
Ouais, changement, il faut que ça change !
J’ai même un titre que j’ai composé de suite quand j’ai vu l’événement.
J’ai pris leur parole : il faut que ça change !
C’est le titre delà chanson. Mon général il faut que ça change !
Donc les syndicats dans la rue, et de suite la population les suits.
Qu’est ce que les militaires font, ben ils tirent sur la population, les gens ils meurent !
Au niveau vérité, on ne sait pas combien il y a eut de morts.
Mais officiellement ils ont annoncés 121 et mille et quelques blessés, voilà.
Mais il y en a eut beaucoup plus.
On connaît le scénario, on connaît la chanson, quand ça dégringole, surtout un régime militaire. Les armes dans les mains de tout le monde.
C’est à dire tous les militaires dans la rue, et ben ça a dégénéré.
Tu vois et sur ça la population ne s’est pas laissé faire, ils ont continués même si on va les tuer mais ils veulent que ça change.
Mais du coup le président il a compris, à moitié parce qu’il a mis un premier ministre mais de son côté. Quelqu’un qui est de son côté.
La population a dis non, les syndicats ont dis non,
C’est nous qui doit mettre quelqu’un à cette place, c’est à dire premier ministre. Parce que ce que je comprend de l’histoire, mon président il occupé tous les deux postes. Lui président, en même temps premier ministre. Faut être gourmand pour faire ça. Ouais, faut être vraiment gourmand.
Alors la population les syndicalistes ont dis, non c’est nous qui doit choisir la personne qui doit représenter et donc du coup au bout d’un certain moment, le président a replié, il a compris et dis il faut que je cède et il a cédé, la population a mis quelqu’un.

Il y a donc une amélioration ?

Il y a une amélioration petit à petit politiquement mais depuis l’émeute, ce qui c’est passer janvier , certain militaire chopent au contrôle du gouvernement , c’est ça il dit et puis il font des bêtises, c’est à dire ils continuent à traumatiser la population mais en cachette, voilà, en discret .

A propos des émeutes en Guinée on a parlé d’un possible embrasement de la région, Afrique de l’ouest:

Avant que ça dégénère chez moi, cela a dégénéré au Libéria d’abord qui est frontalier avec ma Guinée,a près ça a dégénéré en sierra Leone qui est frontalier avec mon village, ou mon village les habitants de madina oula auront accueillis beaucoup des réfugiés sierra léonais à l’époque. Cette même époque que moi j’ai eut peur de la tête de ma maman et mon papa je les ait pris à Madina Oula ou j’avais acheté un petit terrain dans la capitale conakry. Je les ait fais amener la bas parce que ça a dégénéré ; la guerre de Sierra Léone, ça a commencé à rentrer en Guinée. La guerre du Libéria a commencé à rentrer en Guinée. Moi j’avais un peu un pied en Guinée à l’époque.
Alors l’Afrique embrasé de la guerre.
Moi je dis pas j’accuse mais je dis à l’homme blanc d’arrêter de fabriquer les armes parce qu’ils fabriquent ces armes, lui il s’en sert mais quand il en a beaucoup de stock, il va le vendre, à mes parents à mes frères en Afrique ;
Et quand la population réclame ces droits c’est ces mêmes armes que les militaires ils prennent pour tuer mes frères, mes sœurs, papa, maman, en afrique.
Donc Afrique embrasé de guerre, le rôle de la Guinée, je peux pas dire politiquement, mais humainement la population guinéenne a beaucoup accueilli des réfugiés des pays alentours.
Quand ça a dégénéré en côte d’Ivoire, j’ai vu. Nous somme frontalier avec la côte d’ivoire, on a accueilli les ivoiriens moi même j’avais des potes ivoiriens qui faisaient, parce que j’été en côte d’ivoire parce que j’ai fait 10 ans en côte d’ivoire j’avais des potes ivoiriens qui faisant leurs études journalistes.
Je les aie retrouvés en guinée en 2003, 2004. Ils exerçaient leurs métiers la bas parce qu’ils avaient peur de leur tête en côte d’ivoire.
Et donc le rôle de la Guinée au niveau de la population ça été très sympa. Ça été ouvert. Parce que moi je le dis dans tous mes messages. L’Afrique, surtout ces pays la que je viens de citer, on avait pas de frontière avant, on nous appellait l’empire mandingue. Le temps des rois que je te disais parce que ça dégénéré pas non,
Et donc un ivoirien pouvait venir en Guinée, un guinéen pouvait aller en côte d’ivoire, un sénégalais pouvait rentrer, on cheminait entre nous comme ça. Mais du moment ou les frontières ont été installés et voilà ce qu’il se passe. Et donc le rôle de la guinée je l’aurai dis. Au niveau de la population je connais pas le rôle politique, parce qu’il y a des murmures qui sont passés politiquement pour la guerre du Libéria, pour la guerre de Sierra Léone. Mais comme je connais pas réellement les clefs fondamentales Je peux pas les affirmer. Mais je connais clefs fondamentales rôle population guinéenne, la je l’affirme, ça été positif.
Parce qu’ils on aidé leurs frères, ils ont sauvés les frères Libérian, ils ont sauvés les frères sierra léonnais, ils ont sauvés les frères ivoiriens .et même quand ça a dégénéré Guinée-Bissau parce que Guinée-Bissau ça a dégénéré longtemps la bas.
On a pas parlé de pays de Amílcar Cabral, c’est eux qui se sont battus pour l’indépendance de l’Afrique, pour leurs pays,
Sékou Touré de la guinée, Kwame NKRUMAH du Ghana, Lumumba ! Patrice Lumumba du Congo, Marien Ngouabi du Congo, les deux Congo parce qu’ils y avaient Congo Brazzaville et Congo Kinshasa voilà.
Modibo Keita du mali, Et donc ces gens c’est les brave têtes, Thomas Sankara du Burkina Faso, c’est les braves ! c’est les braves gars si j’ose dire comme ça, c’est les héros ! Pour l’Afrique ce que je cite.
Et donc l’Afrique aujourd’hui, après ces braves gars ce qui nous gouvernent aujourd’hui, non ils sont pas braves ils se sont laissé manipulés par les gros patrons de l’occident.
Par les Etats Unis par la France par l’Allemagne par la France, l’Allemagne, ainsi de suite, Espagne, ainsi de suite …
Les grandes puissances.
patrice lumumba Et ton groupe Yéliba ?

Yéliba , c’est mon bras droit, les gens ils vont se demander, mais bras droit avec tous les 5, mais oui les 5 c’est mon bras droit, et c’est des jeunes que j’ai rencontrer quand j’ai arrêté avec Rootsaba, l’ancient groupe, mais depuis…
Moi je croyais après rootsaba ma carrière allait un peu chamboullé, mais non.
Mais après quand j’ai rencontré Yéliba, ça fait que monter maintenant d’ailleurs, ça veut dire y a de l’avenir encore devant, c’est pas encore fini. Et donc les yéliba c’est vraiment mon bras droit, j’ai tout dis, vraiment, en disant à quelqu’un tu es mon bras droit.
C’est eux qui me soutiennent, on travaille collectivement, ils sont pour moi comme mes petits frères, c’est ça d’ailleurs le secret entre nous. Parce qu’on est comme famille, donc voilà. On est comme famille et comme je suis plus âgé qu’eux, ils m’appellent grand frère, tous.

D’ailleurs ton frère fait partie du groupe :

Il y a mon jeune frère qui fait partie, oui, qui joue balafon Nabi Kouyaté, oui.

NABY KOUYATE

Puisqu’on parle de balafon, es-ce la spécificité musicale des koyaté ?

On en a deux, 3 même,
Parce qu’un Kouyaté, s’il te joue pas balafon, il va te jouer la kora, s’il te joue pas la cora il a une belle voix.
Je vais citer l’une des très belle voix qui est sorti des koyaté, c’est el hadj sory kandia koyaté, je le répète : el hadj parce qu’il a été à la Mecque, c’est pour cela on dit el hadj. Sory Kandia Kouyaté c’est l’une des plus belle voix de l’Afrique mandingue, ceux qui l’ont écouter ils savent de qui je parle.

sory kandi kouyaté

Donc lui ce n’est que mon grand oncle. Donc spécificité des Kouyaté, on a ces trois choses : la voix, la kora, le balafon.
Mais moi Seyni, avant que je fasse venir mon petit frère, avant que je commence à faire mon reggae, je suis retourné au roots, en racine d’abord.
En me disant attention à ce que tu veux faire : si tu veux faire le skunk jamaïcain, et tu veux mettre ton yankadi derrière, ajoute ton balafon, comme ça apportera l’originalité.
Comme j’ai dis tout à l’heure, faire la différence, parce que c’est notre vie, c’est ma vie, je vais vivre de ça, donc le marché aujourd’hui est envahi de plein de sons, donc moi mon son, c’est la différence, le balafon, qui est l’essence de notre Yankadi reggae et il n’est joué que par mon petit frère qui est Nabi kouyaté.

Tu chantes en anglais en français mais surtout en mandingue :

Très simplement pour que mon Afrique, mon mandingue comprennent ce que Seyni dit, …
Je sais tu vas me dire pourquoi en français ou en anglais mais pour que les français comprennent aussi, les anglais ils ont leur langue universelle. Voilà.
C’est pour faire passer le message aux grandes oreilles, mais c’est pas grandes oreilles au temps jadis, mais à plusieurs oreilles voilà.

Es ce que tu peux nous dire quelques mots en mandingue ?

Quand l’être humain vient au monde, tu nais tu grandit, de suite l’intelligence vient dans ta tête, tu dis à ce monde sa va avec le courage,
Moi Seyni mes grands parents, mes ancêtres, c’est ça on m’a fait comprendre d’abord, quand j’ai commencé à comprendre la vie, on m’as dit attache bien ta ceinture, c’est gros ce qu’on dis, attache bien ta ceinture et prend courage pour amener ta vie et sois humble en amenant cette vie. Et je crois c’est les bonnes paroles que toute bonne famille donne à son enfant ou a sa fille voilà c’est ça que je t’ai dis dans ta langue.

Et la danse ?

Oui j’ai fait la danse, je fais toujours la danse, mais c’est que j’ai arrêté de donner des cours, sinon avant je donnais des cours de danse.
Parce que je suis quelqu’un qui est beaucoup humanitaire, les cours de danse c’été financer les containers que je demandais de l’aide pour mon village, pour l’hôpital, l’infirmerie, l’école primaire, le collège pour que je puisse financer ces choses la.
Mais ça me faisait partager des deux cotés, c’est à dire ma carrière en tant que Seyni chanteur messager et Seyni chorégraphe, donneur de cours de danse, et je pouvais pas suivre les deux, donc pour l’instant j’ai arrêté les cours de danse je me suis consacré que sur ma carrière de la musique.
Mais Sinon je suis danseur, parce qu’en Afrique ça va ensemble.
Moi d’ailleurs on m’a toujours dit au départ j’avais honte de chanter mais danser j’avais pas honte quand j’étais gosse parce que dès qu’il y a baptême, y a mariage mes parents ils veulent que je m’assois derrière balafon mais moi j’aimais danser, ce qu’ils jouaient j’aimais beaucoup. Donc la danse je l’ai eut en même temps que la musique j’ai grandit avec.

Merci Seyni, on vous souhaite un bon concert, et le meilleur avec les yéliba,
Comme à notre habitude, on te laisse le mot de la fin :


Remercier le site, remercier toi, merci beaucoup à toute l’équipe, Et on dis ça chez moi on est ensemble !
interview by yogi

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Quand je relis cet interview j'ai le coeur Amer.J'ai travaillé cinq années au sein de Yeliba ,j'ai enregistré et mixé de mes mains l'album live liberté. Puis je suis tombé malade fin 2007 et Seyni m'a aussitot tour né le dos , je n'ai plus de nouvelles depuis .... Méfiez vous des beaux parleur qui parle de fraternité sans savoir ce que ce mot veut dire.!!!! merci a l'auteur du blog de me prevenir si il me sensure...je suis Bouyax ex-clavier de cette soit-disant famille : bouyax@laposte.net

yogi a dit…

et non à Roots and culture on ne censure pas, tu as tout a fait le droit de t'exprimer, et nous comprenons ton amertume,
Quand à cette interview de Seyni, cela reste pour moi un très bon souvenir car c'était une de mes premières pour roots and culture,
en tout cas merci pour ton commentaire tranchant et n'hésites pas à récidiver si le coeur t'en prend,
jah bless, guidance
yogi

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